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Le jardin d'amexour

Le jardin d'amexour

Parfois de raison, souvent d'intuition, de philologie et des philosophies en général, ce semble pouvoir être l'objet de ce blog... Si cela ne peut seul le décrire totalement, il en reste cependant le principal moteur !


Pourquoi le libéralisme est-il mauvais pour l'humanité 6

Publié par Amexour sur 11 Mai 2010, 16:27pm

Catégories : #Pourquoi le libéralisme est mauvais pour l'humanit

C'est une affaire entendue, nos souverainetés occidentales, soi-disant démocratiques, sont chancelantes, prises en étau entre le jeu des différentes sphères d'influences mondialisées.

La très forte pression de l'économie libérale entraîne monopoles et injustices, son cortège de souffrances, sans pouvoir elle-même se donner la possibilité d'une par trop tardive, illusoire parce qu'utopique, chance d'autorégulation.

L'extrême et très logique attaque du Marché mondialisé dévoile à présent son objectif premier, celui de permettre de s'exprimer le néolibéralisme en totale liberté, en lui conférant toute l'assistance politique qui lui est nécessaire, par l'application d'une gouvernance mondiale.

Si personne n'a réellement pris la pleine mesure des dangers inhérents à la construction d'une Europe économique sans tuteur politique préalable (traité de Maastricht puis déni démocratique de Lisbonne), nombre sont ceux, maintenant, qui tremblent à l'idée d'une dérégulation générale (cf. article sur le pouvoir de la monnaie : L'espèce humaine en danger : religiosité politique et déterminisme ).

Le consumérisme et la spéculation auront eu raison des systèmes de société, des régulations nationales comme des différents régimes de production régionaux, des traditions et des modes de vie propres.

 

"Un grand merci à Baffie de m'avoir permis de connaître cet excellent documentaire"

L'ère du "nouveau régime" a sonné, après avoir épuisé les ressources, assassiné et acculturé des peuplades entières dans l'hémisphère Sud, les "dominants" s'attaquent depuis un quart de siècle maintenant aux plus affaiblis des occidentaux (évangélisme, colonialisme, esclavagisme, racisme, totalitarisme, fondamentalisme, intégrisme religieux et philosophique ou religiosité politique...).

Exportant la guerre à dessein, pillant et acculturant, la Gouvernance mondiale aura pour principal effet, n'en doutons pas un seul instant, de continuer à formater l'espèce humaine toute entière, pour ne plus laisser sur Terre qu'une seule et même humanité déshumanisée.

La Terre va-elle parvenir à expurger la première cette déshumanité déclarée, là réside la question ?

 

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zorro 30/01/2012 20:41


Nous sommes d'accord, excepté peut-être sur le fait que ce vous décrivez est bien sur tout sauf du libéralisme. C'est même exactement le contraire.
Puis-je vous suggérer de parfaire votre culture avec quelques ouvrages d'auteurs libéraux, comme par exemple "la route de la servitude" de F. Hayek, ou tout simplement "libéralisme" de P. Salin ?


Merci à vous de m'avoir publié et répondu.

Amexour 30/01/2012 22:57



En "démocratie", pour le moins en ce qui concerne la liberté d'expression, c'est un devoir, à mon sens, que de publier celles et ceux qui écrivent et ont le courage d'exprimer leurs idées ce,
quelles qu'elles soient...Merci pour les suggestions. Les lecteurs auront ainsi toute liberté et de trouver au moins matière à lire.


On ne peut, et si l'on désire connaître quelque vérité, s'en tenir à quelque présupposés et autres préjugés en un monde unique et particulier ; et on se doit en effet de ne pas refuser
à s'enquérir de tous les points de vue et angles différents, si l'on souhaite partir à la recherche de cette "vérité" ; soit dit en passant que personne en définitive ne connaît jamais ni ne peut
connaître toujours...


Celà dit, pour ma part, je tiens ma petite culture, il est vrai, sur l'idée politique et économique et sociale de "libéralisme" en soi, depuis mon droit et par la suite du peu que j'en connaisse
en philosophie du droit... Mes auteurs et penseurs sont restés aussi très "classiques". Comme et sans ordre et surtout préjugé particulier, j'ai eu à étudier quelques oeuvres. Qu'elles émanent de
Locke (en philo), de Montesquieu et de Tocqueville (en droit), de Rousseau (plutôt plus que moins, en droit puis en philo.), de Marx et Engels (trop peu encore en profondeur mais c'est
prévu dans un très proche avenir...), de Mill et Smith, de Malthus bien sûr (un tout petit aperçu seulement) ou plus récemment d'Aron ou de Badiou, bref...


Mon avis reste, pour l'heure en tout cas, que "nous" ne pouvons fixer notre attention que sur un et un seul point systémique, quand l'expérience prouve tant les insuffisances que l'instabilité
d'un système unique et ce, quel qu'il soit. Qu'il reste perfectible ou imparfait, un système reste un système et doit, donc, être sans cesse renouveler, sans cesse réinventer. La Vie reste
seule maîtresse, point d'orgue de toutes considérations sociales et économiques. La vie, dans toute sa précarité doit par conséquent être l'objectif premier de toute spéculation et, dicter
par la raison, dans sa préservation et son intégrité le premier bénéficiaire de toute pensée...L'on ne peut ni ne doit la mettre en péril par quelque choix que ce soit ! Seule la Vie compte...



zorro 28/01/2012 21:36


Ma réponse sous forme de question sera concise : comment, dans un système libéral, le père Tatin peut-il m'empêcher de fabriquer et vendre des tartes à la myrtille, y compris aux hommes non
blancs ?

Amexour 28/01/2012 22:21



Et bien si je puis dire, et outre le choix de "vendre seulement à "l'homme blanc dé-pantalonné", au subjonctif et le plus simplement qu'il y paraisse, en m'entourant d'un "mauvais"
gouvernement. Celui qui me laissera affamer les petits producteurs tout en me permettant de devenir un monopole, et ce, en délocalisant ma production au "Bouthan" et en renflouant les
banques qui ne prêteront ensuite qu'à moi, aux meilleurs taux, tout en refusant de prêter aux autres...Merci pour cet échange fort intéressant. Au plaisir...



zorro 28/01/2012 18:26


Tout à fait d'accord avec vous sur la première partie.


Par contre je ne vous suis toujours pas sur les monopoles qui aliènent les plus faibles.
Je ne vois de monopoles que là où l'Etat intervient. L'expérience montre qu'il y a peu de monopoles sur des marchés non règlementés.


Enfin je ne vous suis plus du tout sur le libéralisme qui est une insuffisance de la démocratie.
La liberté et la démocratie sont deux choses distinctes. Il peut tout à faire y avoir et il y a des démocraties où le degré de liberté est faible, et vice-versa (la démocratie étant malgré tout
un obstacle au totalitarisme).
La démocratie implique seulement qu'une décision soit prise à la majorité, ou que ceux chargés de prendre une décision soient élus à la majorité des voix.
s'il y a 51 forts et 49 faibles, les forts peuvent décider démocratiquement de taper su les faibles.
Dans un système libéral, pouquoi les forts taperaient sur les faibles ?
Dire que le libéralisme c'est la "loi du plus fort" est un vieux cliché...pour un peu vous nous feriez le coup du "renard libre dans le poulailler libre" !


 


 


 

Amexour 28/01/2012 19:25



Bon,


 alors voyons si nous pouvons de nouveau tomber d'accord ainsi.


 "La loi du plus fort": avec cette notion disons de "puissance" et puisque c'est vraisemblablement sur cette notion que nous semblons trouver sinon un lien, au moins un rapport de
convergence.


Alors, parlons de cette puissance, si vous le voulez bien.


Imaginons donc... A l'état de nature, vous êtes plus fort que moi, parce que peut-être plus jeune, mieux nourri et pourquoi pas, mieux entraîné à l'exercice physique...Ainsi, partant de ce
postulat et du syllogisme selon lequel par exemple : "l'homme le plus fort a raison sur le plus faible. Je suis le plus faible. Vous avez raison." disons maintenant que vous désirez la
même chose que moi, et convoitez, pour l'exemple, "une belle part de tarte à la myrtille" fort alléchante et, comme moi, vous décidez de vous l'approprier ! 


Bien, il n'y en a qu'une ! Vous l'emportez donc, après avoir joué des épaules et je reste, alors sur ma faim et avec mon désir inasouvi...Alors la seule règle, puisque je rappelle
que nous nous trouvons tous deux à "l'état de nature" et dons, sans autre "règle", sans autre loi que celle de la nature. A savoir, la loi du plus fort. Et ce, dans une nature sans
complexe, sans faux semblant mais sans non plus de morale il va s'en dire. Car c'est l'état civil et la société qui en sont à l'origine. Pour cette raison, l'homme et en l'occurrence "l'homo
faber" bergsonien crée la société et ce, afin de pallier l'insuffisance de l'homme et celle qui fait, ayant les mêmes passions, qu'il serait en guerre permanente de tous contre tous
(cf. Le Léviathan de Hobbes), bref.


Imaginons maintenant qu'il y ait, toujours dans l’état de nature, et sans autre loi que celles de nature, bien, un « Marché de la tarte à la myrtille ». Celui que nous
appellerons alors et pour notre démonstration « Le père Tatin », est le principal fabricant de cette délicieuse autant que très enviée tarte, décide d’augmenter le prix de son
dessert et d’en refuser la vente à tous les hommes de couleur blanche et portant un pantalon ! Etant lui même très fort, il empêche à quiconque de fabriquer des tartes à la myrtille.
 Un monopole voit le jour.


Autre exemple. Dans le même contexte, mais maintenant il se trouve que les actionnaires du père Tatin décident de fixer eux-mêmes le prix et la marge de ce dernier et de la tarte à la
myrtille. Cette situation ne manque pas, alors, d’entraîner de fait comme de droit, un véritable contexte de crise avec d’un côté, des spéculateurs qui empêchent toute nouvelle possibilité de
fabrication d’une part mais, surtout génèrent à eux-seuls une inflation empêchant une part significative des consommateurs potentiels d’acquérir le précieux dessert. S’en suit une augmentation
des inégalités, suivit d’une famine et d’un exode massif à destination du « Bhoutan ».


Quand à présent nous déciderions, d’un commun accord, de constituer un Etat pour empêcher une telle situation.  A la lumière de ce qui pourrait
advenir en pareille circonstance et à l’état de nature, ne serions-nous pas davantage en situation d’affirmer que le rôle de l’Etat est de sursoir à ce type d’événement ? Par une régulation
et les termes de la loi, ne serait-il pas capable car nous lui en aurions donné l’ordre souverain originel, de définir les règles empêchant toute constitution par trop libérale de monopole…Je
nous le demande ?


 



Amexour 28/01/2012 12:10


Bonjour. Non, je n'ai pas dit et ne dis pas ce que vous écrivez là.


Et bien au contraire, même, je dis ce que l'État devrait faire, et non ce qu'il fait.


 Car et en aparte, notre gouvernement est "mauvais" et ce, depuis bien longtemps déjà, ce que je déplore justement...Rien de ce qui est fait n'est légitime en soi. Seul le "peuple" doit
décider, non ses représentants...Un élu quel qu'il soit l'est par nous seul, et son mandat doit être par conséquent "IMPERATIF" ; ce en quoi il doit nous rendre des comptes d'une part, et ne
pas considérer le pouvoir qui lui ait confié comme autre chose que "notre" pouvoir, et comme une mission ne pouvant être que ponctuelle d'autre part , autrement dit : exceptionnelle. Aucun autre
caractère ne peut ni ne doit être considéré ; ce qui revient à concevoir qu'il n'y  a aucun autre "contrat" que celui qui est passé entre tous les citoyens eux-mêmes. Entre-eux. Par
voie de conséquence, qu'aucun homme ne peut faire "profession" de la "politique" et de l'état de gouverner, ni ne peut considérer qu'il puisse se trouver soit en activité, soit en position de
retraite de la dite profession et ce, au risque de remettre en question et en perspective l'idée même de "démocratie"...


C'est que l'Etat n'est pas le peuple, il en est tout juste une émanation...Et que nous ne sommes donc pas en démocratie : tout juste dans une mimésis...Une pâle imitation en somme où le
marché de dupes n'est pas celui qu'on croit. Où l'égalité tant espérée par le philosophe, voire l'humaniste, est illusoire et pure apparence. Où, comme le disait Rousseau au chap. IX de son livre
premier "Du Contrat social", qui, parlant de cette égalité illusoire, disait qu'elle ne servait qu'à maintenir le pauvre dans sa misère et le riche dans son usurpation. [Mais aussi nous
référant à Grotius, Hobbes, Montesquieu, Pufendorf ou Locke et d'autres plus avant comme Aristote ou Platon...)


 A quoi pourrait donc bien servir un Etat, je nous le demande, et dans un tel état de fait et de dégradations graduelles et constantes ? Rousseau disait aussi, sur le même sujet, que les
lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n'ont rien...Ce que j'avance alors et pour rajouter à cela c'est, que l'Etat ne peut avoir de rôle, vraiment prégnant, que
dès lors qu'il protège l'homme particulier de sa propre nature. En somme l'Etat n'est justifié et utile qu'à partir du moment où il respecte le "pacte" qui est passé par l'ensemble des membres
formant le peuple. Empêche les monopoles qui aliène les plus faibles. Afaiblit les autres et conforte les forts avec qui il pactise en secret...Voilà ce que je dis, rien de plus mais rien de
moins. Comment ne pas imaginer en effet et un seul instant, dans ce pacte de dupes, qu'il se passe autre chose que ce qui est avancé plus haut ? L'État c'est pas
un président, quelques ministres et leurs amis, non, l'État c'est nous ! Il faut le considérer ainsi ou bien se taire et se laisser tondre, ou profiter de la
curée en se taisant ou en véhiculant l'illusion. Voilà ce que je dis !

Amexour 28/01/2012 12:59



Bien sûr et pour ce qui est du "libéralisme", et bien il n'est qu'une illustration parmi la somme des insuffisances de l'État et de, ce que
schurchill appelait "le pire des régimes après tous les autres", la démocratie.  Le retour en somme à "l'état de nature" hobbesien et même rousseauiste (pour une fois d'accord) et avec "la
loi du plus fort", à titre de seul exemple ici...



zorro 27/01/2012 20:52


Alors donc, selon vous, un monopole décidé arbitrairement par l'état technocrate serait bon alors qu'un monopole "naturel" - c'est-à-dire quand une entreprise arrive à une situation de monopole
parce que les humains que nous sommes la préfèrent à ses concurrents serait mauvais ? Dans le premier cas il y a coercition, dans le second uniquement le résultat de choix d'humains libres non ?
Le marché libre n'est-il pas un forme de démocratie, puisque nous sommes libres d'échanger avec qui nous voulons ?


La fameuse concurrence "pure et parfaite" organisée par l'état conduit justement à des octrois de monopoles (ou duopoles voire triopoles), des attributions de privilèges et des situations de
rente (Cf. la téléphonie mobile, les taxis, etc...), qui sont tout sauf salutaires.
L'organisation de la concurrence par les états conduit à la loi du plus influent, la loi du plus fort, au détriment des citoyens....Il ne peut pas y avoir de vrai concurrence sur un marché
organisé, c'est à dire sur un marché sur lequel on n'est pas libre d'entrer.


Où voyez-vous un manque de régulation ? Les dépenses de l'état français représente 55% du fameux PIB, les banques sont hyper règlementés (taux directeur, etc....), l'état intervient dans tout et
pour tout au travers de 11'000 lois et 130'000 décrets.


Si comme je le pense vous êtes un humaniste, alors vous êtes anti-libéral pour de bien mauvaises raisons.


 


 

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