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Le jardin d'amexour

Le jardin d'amexour

Parfois de raison, souvent d'intuition, de philologie et des philosophies en général, ce semble pouvoir être l'objet de ce blog... Si cela ne peut seul le décrire totalement, il en reste cependant le principal moteur !


Qu'est ce qu'on a là ?

Publié par Amexour sur 5 Décembre 2009, 22:40pm

Catégories : #Qu'est-ce qu'on a là

gif-anime-etoile-32-gratuit.gif   Qu'est-ce qu'on a là : le premier !    


en souhaitant qu'il y en ait d'autres...                            

 


train-a-vapeur.gif
Dorénavant, et jusqu'à nouvel ordre, je tâcherai de venir ici, non pour épancher quelque souvenir nostalgique et du temps passé (de toutes façons tout le monde s'en fout et moi le premier), ou encore pour accuser, dénoncer (Emile avant eux, Bayrou ou Royal s'en sont "et Dalila" déjà occupés) quelque fait divers, quelque imposture...mais plutôt réfléchir, et m'interroger à mon tour, comme qui dirait me laisser aller à l'éveil...Pour mieux garder un oeil, sinon vigilant et de quel droit, seulement attentif au soubresauts de notre société. "Qu'est ce qu'on là ?" sera donc le titre de cette chronique en quelque sorte, phrase bien connue de l'inspecteur, témoin de faits divers au cinéma. Car après tout, n'est-il pas l'un des reflets que l'Art nous donne en témoignage, et pour ne pas oublier, comme l'écriture à la littérature, la nature à la peinture, l'inspecteur..à l'inspecture...On vient constater les dégâts, du haut de son destrier, quand les petites mains déjà s'affèrent en bas !

Charité bien ordonné, non pas que je sois forcément soucieux ou encore désireux de proximité géographique, cette toute première chronique (le dernier billet, sur la laïcité non compté) a trait à notre département de Lot-et-Garonne(*) et par extension au "grand sud-ouest", et allant de la côte Basque à Midi-Pyrénées... Bref, ce n'est pas un"coup de gueule", ce serait par trop de facilité, non, juste l'expression d'une indignation, que je veux saine, mais une désapprobation, que je souhaite affirmer...Merde au TGV !

(*) Après ceci : La création d'un comité de défense contre les moulins à vent de la politique politicienne, ce lien : http://lgpe.fr/spip.php?article58 et celui là : http://site.voila.fr/psnerac/gare.pdf

 il reste cela : Train touristique de l’Albret (Curiosité) - Gare de Nérac - 12 ter, avenue du 19 mars 1962 - 47600 NERAC
Tél. 06 85 62 77 47 - @ : Contacter

(un petit peu de réclame ne peut pas nuire, quand cela est pour la bonne cause)
Ouvert : ouvert tous les jours de juin à août ; les samedi, dimanche et mercredi d’avril à octobre (il est conseillé de éserver par téléphone).
Inauguré le 17 avril 2004, il circule sur 13 km de voie SNCF datant de 1890, entre la ville Renaissance de Nérac et la cité médiévale de Mézin. Au cœur de la Gascogne, à la frontière des départements du Lot-et-Garonne, du Gers et des Landes, il fait découvrir ses paysages de coteaux ensoleillés, de plaines agricoles, de forêts de pins parsemées de chênes lièges. La diversité de la flore, de la faune, du patrimoine architectural, agrémente le parcours.

Et encore : http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/02/728198-TGV-le-departement-a-l-heure-des-choix.html

Voyons de plus prêt quels en sont les fondements. Pour gagner du temps, partons si vous le voulez bien du principe que le progrès d'une région, passe on le dit in extenso par son désenclavement, i.e que cela passe par la réduction des délais d'approvisionnement, celle relative aux distances, et de fait, par le raccourcissement du temps de déplacement pour les voyageurs...Bon, jusque là, je veux bien admettre que le TGV fasse gagner du temps aux utilisateurs, passons, et puisse, pourquoi pas, donner envie aux "estrangères"de venir chez-nous ; même si je ne vois pas bien ce que cela puisse permettre de faire avancer le Schmilblick (http://www.dailymotion.com/video/x22sow_coluche-le-schmilblick-26_fun )!

Pour la petite histoire, qui du reste, ne va pas faire avancer beaucoup plus notre affaire, j'ai bien été au bout du bout et plus souvent qu'à mon tour; et une fois même au bout de la route, à St Jean du Maroni, en Guyane en l'occurrence ; la route y était défoncée, le fleuve et Félicie peut-être aussi ! Nous y sommes pourtant allés, des gens y vivaient également et fort bien...mais bon, admettons.  Par contre, et je crains à force de s'y essayer, que l'on arrive à l'effet inverse et vraisemblablement escompté. Je m'explique.

 

Il y eut une époque, pas si éloigné, où des gens qu'on appelait "résistants", communistes souvent,  mais là n'est pas le sujet..., ils s'évertuaient donc,  parfois même au péril de leur vie, à vouloir et à faire "péter" les traverses du chemin de fer français. Je ne sais s'il est bien judicieux de prendre cet exemple mais bon, je continue. Pourquoi "dont" ces communistes là voulaient "bien" tout faire péter ? (Il écrit comme il parle, excusez-le) Eh bien, semble-t-il et à la lumière de notre histoire quasi contemporaine, ils souhaitaient terroriser le "bosch" c'est un fait, mais au delà, ils ne voulaient pas que ces derniers puissent être ravitaillés, qui, en minerai et du front russe, en armement ou même recevoir le renfort "en hommes" qui leur était nécessaire(tient ça me plaît ça...ne nous voilons pas la face, car c'est bien de cela dont il s'agit et durant la guerre : l'homme, la soldatesque n'est lui aussi qu'un produit, une mesure d'ajustement dans la stratégie...parole de soldat. Ce sera vraisemblablement mon prochain sujet avec l'Afghanistan...).

 

Il faut dire qu'à cette époque, les routes n'étaient pas ce qu'elles sont à présent, les camions y étaient moins nombreux parcourant des distances plus modestes qu'aujourd'hui, faisant abstraction des véhicules militaires s'entend,  mais  les marchandises quant à elles étaient acheminées par le rail et par voies marines et fluviales. Bref, le rail fut à son apogée aux alentours de 1930 des suites du Plan Freycinet, du nom d'un ministre sous la IIIe République de Mac-Mahon puis Grévy ; l'on voyageait en famille autrement que maintenant. Le chemin de fer français est nationalisé en 1938 (SNCF). La desserte des provinces rurales de l'époque n'a vraiment été prégnante qu'à partir du début du XIXe siècle et elle fut érigée par les départements eux-mêmes, de leurs deniers en réseaux dits secondaires d'intérêt local (V.F.I.L.), mais très vite ces réseaux ruraux furent arrêtés, le nerf de la guerre manquant déjà, et peu avant la seconde guerre mondiale pour ne redémarrer que dans les années 60. En 1981 on inaugure la première ligne à grande vitesse Paris-Lyon (LGV). tgv.gifLe 15 mars 2003,  c'est l'ouverture du réseau français aux concurrents privés, français ou étrangers, dans le domaine du transport de fret (décret du 7 mars 2003).

 

Ce qui me permet de revenir à nos moutons. Tout ça pour vous amener à réfléchir sur ce que je crois être antinomique de progrès. Je me suis "battu" lors de la fermeture de la gare de Nérac, ancienne capitale de Navarre (cf mon article sur le petit-JOURNAL de cette époque) parce que je crois que si le TGV et la LGV est une chose, le chemin de fer français et le service de proximité en est une autre...Et de ce qui devrait être à mon sens une organisation nationale, et qui ne l'a jamais été totalement en l'occurrence, devrait être un des devoirs régaliens de l'Etat, avec ou sans décentralisation...Avec ou sans capitaux privés. Mais mon sens en tous les cas, et selon qu'il s'agisse d'énergie, de transport ou de santé, d'intérêt national ou régional et local, une société telle que la notre, ne peut s'affranchir de solidarité de ce type. Ce n'est que du bon sens. En somme, il ne peut y avoir de différenciation et selon que l'on soit à Paris, à Lille, à Bordeaux ou à Marseille et partout où des lignes ont été aménagées. Les transports en commun sont l'avenir, l'énergie notre lot commun, la santé un droit pour tous et ne peut souffrir d'aucune transgression. De cela dépend notre unité, c'est cela être français ! Alors et pour clore ici ce "qu'est-ce qu'on a la ?"sur une note disons positive, il faudra bien finir un jour par se retourner sur le passé pour s'apercevoir que tout n'a pas forcément été réalisé en dépit du bon sens, sous le prétexte que d'autres l'on fait !

 

Mes détracteurs, si tenté qu'il y en ait ici, vont certainement m'épingler sur l'Europe et sur cette idée selon laquelle il faut se défendre de la mondialisation, et par voie de conséquence, qu'il faut voir plus grand, être plus européen en somme...Du haut de leur précepte en vogue, de la régionalisation, des grands travaux de cosmopoles européennes et consorts, que seul notre unique salut dépend des échanges entre grandes régions, grandes villes européennes, seule priorité en temps de crise réellement  essentielle...train-a-vapeur.gif

Et bien à cela, de répondre par quelques proverbes choisis :

"l'air ne fait pas la chanson"

"qui sème le vent récolte la tempête",

"un homme averti en vaut deux"

"à beau mentir qui vient de loin"

" les chiens aboient, la caravane passe"...

Amexour

 

 

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Aurelie 15/12/2009 17:00


Bonsoir,
Une petite visite chez toi, mon fidèle lecteur ! Je vois que tu me suis régulièrement à travers ta décoration de blogs et tes gadgets !
Merci à toi pour l'outil des horaires sur la mappemonde, tu es l'inspirateur d'un nouvel article ! A bientôt


Amexour est mon pseudo 16/12/2009 15:07


Eh bien quoi de plus normal que de remercier l'altruisme et la gentillesse ?
Tu me vois ravi d'être l'inspirateur du moment ! En espérant que tu sois également une fidèle lectrice de ce blog de amexour, écrivain public. Bien à toi et à très bientôt te lire.


Gilles Boverod 13/12/2009 23:48


C'est un trés grand plaisir de te retrouver Xavier. Je vois que tu as gardé la pointe du verbe toujours aussi bien affilée mon ami.

Je pense que tant que l'homme conduira le progrés dans un esprit de développement économique, il ne sera pas soucieux des retombés négatives localement, avec la désertification sociale et
économique de la ruralité et des banlieux.

Le train à grande vitesse peut créer des villes dortoirs. N'a-t-il pas créé le néorural quelque part ?
Les néoruraux viennent construire à la campagne pour se réposer dans la tranquillité de nos espaces naturels.
Peu d'entre eux, conçoivent qu'il faille sauver d'une mort certaine, le village autour duquel ils habitent maintenant.
Ils vont et viennent vers la ville la plus proche ou la plus lointaine pour aller au boulot. Ils en profitent pour faire leur achats sur place.
Les enfants poursuivant leurs études partent à des centaines de kilomètres de là.

Il ne se doutent pas par exemple, que la petite épicerie du village est en train de vivre sous anesthésie générale, proche d'une mort certaine.

Que sera le monde de demain, si l'homme ne renverse pas la vapeur pour pouvoir réfléchir sur le progrés de manière plus générale et collective, soucieux de la durabilité de l'environnement dans
lequel nous vivons ?

Félicitations certaines et encourageantes pour la nouvelle voie sur laquelle tu es parti mon ami.

Amitiés sincères et amicales,
Gilles


Amexour 14/12/2009 00:03



Hé bien mon ami, Gilles, tu peux revenir quand tu veux, mais tu le sais déjà, avec de pareils commnetaires, je ne connais pas assez d'onomatopés et pour décrire mon éternel étonnement de te lire,
hé, whaou, top, c'est pas possible...tu seras toujours le bienvenu ici bas ! Je vais sans tarder, donc, en prendre connaissance, avec le plus grand intérêt, et bien que nous soyons du même métal,
j'éprouve toujours un grand plaisir à savourer ton sens calami, qui plus est, s'est affiné pour prendre plus d'à propos et d'érudition encore. A très bientôt camarade, bien à toi Xav

Voilà je reviens ce 16 décembre et vers toi Gilles ! Oui, tu as en effet tout à fait raison, en tous les cas , j'adhère totalement à ta réflexion ! Pour ce qui concerne la première partie de ton
commentaire...

ll est dommage, voire dommageable pour ce type de "réunion publique" qu'aucun élu de ta trempe n'est été présent à Nérac, ce 26 novembre dernier  à l'espace d'Albret, et à l'occasion des
assises des territoires ruraux, organisée par le Préfet Beffre...Je n'y participais d'ailleurs pas, étant prévenu trop tardivement pour y remplacer le Maire...

Bref, le développement de nos ruralités est effectivement bien trop politisé pour être en mesure de pouvoir rendre quelques comptes à la populace...cette dernière, malheureusement bien trop
préoccupée par les viscissitudes de sa propre existence sociale ne prenant aucune part à l'exercice de la démocratie !

C'est d'ailleurs pour cela, et principalement, que Hermet (Guy) a lui aussi tout à fait raison, et quand il est le premier à annoncer que nous sommes véritablement entrés dans l'hiver de notre
démocratie ! La défiance du peuple, à l'égard des responsables politiques, quels qu'ils soient, provoquée par leur manque de vertu, a laissé place aux murmures révolutionnaires encore
étouffés...Ces murmures et dont j'évoque ici les premiers mouvements, ne sont pas tant les revendications quelques peu ego-médiatico-économico-centristes de Eric Cantona, que je salue bien pour
son engagement fort louable sur les traces de l'immense "Pierre des  pauvres", mais avant coureurs, les nombreux suicides de ces "travailleurs" chez France-Telecom par exemple.

Mais aussi le "raz le bol" légitime des agriculteurs..., cela même s'ils auront été quelque part les dindons de la farce dans cette histoire ; de l'ultra libéralisme, et quelques fois de
l'agriculture intensive, et en acceptant de fait, de souscrire à l'appel de l'investissement sans limite ou sans plus de raison, d'éthique ou de réflexion outre le simple aspect économique et la
rentabilité... En achetant  parfois le deuxième ou le troisième tracteur, et en développant son activité sur toujours plus de SMI, parfois sur des céréales nourrisant toujours davantage
d'animaux, eux-mêmes traités en batterie et en dépis du bon sens, et j'en passe et des meilleurs...

Le résultat étant encore une fois sans appel, avec la fermeture d'exploitation dans notre pays depuis déjà trop d'années, conjointement  avec les petites et  les plus grandes
exploitations d'une part... Et d'autre part, avec la baisse du revenu des exploitants, la baisse constante de leurs marges, et l'augmentation ce celles des intermédiaires.

Encore une fois, si déréguler est malsain, ne rien faire est assassin !

Pour terminer ici, tu as raison, le progrès n'est pas du tout considéré dans le temps ni même le siècle,  mais bien dans le gain et le profit immédiat ; les banques et la bourse en sont le
cruel exemple ! Hugo disait : "la liberté c'est le Droit, l'égalité c'est le fait, la fraternité c'est un devoir", j'en suis un disciple !
Bien à toi
Amexour








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