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Le jardin d'amexour

Le jardin d'amexour

Parfois de raison, souvent d'intuition, de philologie et des philosophies en général, ce semble pouvoir être l'objet de ce blog... Si cela ne peut seul le décrire totalement, il en reste cependant le principal moteur !


Sartre, Kant, Heidegger, Nietzsche, Morin...et l'"intentionnalité".

Publié par Amexour sur 16 Décembre 2011, 14:17pm

Catégories : #Philosophie

" le seul moyen de rendre les hommes responsables est de leur ôter le voile de leurs illusions".

 

Sans idée dualiste, raccourci manichéen et pour autant, dans "Être et temps", Sartre analyse les rapports entre le monde et la conscience, entre le "pour-soi et l'en soi"...Entre ou plutôt "médiatement" à une certaine doxa et ou conscience plus ou moins collective dans le temps. Où idéalisme et réalisme se confrontent avec la théorie de l'"Intentionnalité" que j'apprécie et s'il est besoin de le rappeler, bref. Si il y a plus ou moins réfutation de l'idée heideggérienne quoique assez liée, objectivement, un certain militantisme disons "vital" qui semble être partagé en général, entre ceux qui souhaitent rester "spectateur" et ceux qui considèrent que le discours est action, Sartre, à mon idée, semble pouvoir être exemplaire dans mon propos.

"La conscience de soi n'est pas connaissance de soi". Si à bien réfléchir l'on ne peut qu'adhérer à cette vision, encore faut-il tenter cette approche dans une perspective d'apprentissage du "connais-toi toi-même" platonicien...Car, si en effet, le "dasein" heideggerien ne prouve rien sur cette deuxième affirmation, elle ne l'a réfute pas pour autant, Car l'un ne va pas sans l'autre et il faut se savoir au monde sans conteste pour tenter d'approcher sa propre finitude. C'est là, à mon sens que la critique kantienne, dans sa transcendance, rentre en action et pour venir elle-aussi abonder en ce sens, qu'il faut en passer par là et comme le disent très justement et précisément nos contemporains et très médiatisé Hessel, et Morin surtout, en s'indignant et à titre de seul exemple, ici.

Sans non plus d'idée par trop dogmatique, il nous faut alors, dans cette quête tant philosophique (quête de "sa" vérité dans la recherche corrélative avec celle de la sagesse platonicienne, voire du "taoïste" pour le chemin à emprunter...) que métaphysique (perception du dasein en l'occurrence), artistique (par l'exercice rhétorique et l'étude des textes qui en valent la peine, n'est-ce pas) esthétique (réflexion sur le sublime dans son approche originelle) ou même politique (il semble aussi et en tant que prise en compte de la res publica (chose publique) et de l'apprentissage des savoirs universitaires dans le métier et à titre d'exemple...) prendre pour postulat, pourquoi pas cette volonté, existentialiste, dans la responsabilité de nos choix et actes ce, afin de prétendre pouvoir être maître de son moïra (destin) !

Une certaine forme de « néo-monisme stoïcien » en somme qui permettrait de s'arracher des préjugés et autres conforts...Où le seul maître à bord serait alors le « raisonnable » dans sa détermination à vouloir non s'exclure de toute observation sociologique, ni même d'y participer de droit, mais davantage de s'engager dans une unicité de fait, par le refus d'un « universalisme » refusant la singularité de la différence par principe immanent, sans pour autant se détacher totalement de l'altérité, mais s'y plongeant totalement au contraire pour mieux se construire un monde ou l'essence première est adoptée par l'acception de son être singulier. Ainsi, de fait toute notion « égoïste » serait annihilée car, il est visible que seule l'adoption de l'universalité contraint l'unicité à céder dans le format...Je fais grâce au lecteur d'illustrer ce dernier propos et par pur respect, les observations étant si nombreuses et si disponibles au plus commun des mortels !
D'ailleurs, la « scolastique moderne » est sans commune mesure l'endroit où le plus cette illustration se fait jour, car il y s'agirait d'adhérer même un seul instant aux idées d'un penseur, ce dernier ne faisant après tout que mettre au jour ce que l'on pensait pour juste sans pour autant l'avoir mis dans sa forme singulière et, pour qu'une étiquette, immédiatement, soit déposée à l'adresse d'un prétendu disciple. Pour que dans l'instant et par opposition tout autre penseur serait alors l'ennemi. Pure préjugé, pure spéculation en somme que cela ! N'est-ce pas par l'observation, l 'expérience et l'expérimentation que l'on devient ce que l'on est ? Par nos échecs et nos doutes que nous tentons encore d'avancer vers de nouveaux chemins, que nous nous relevons et par d'autres pas nous finissons finalement notre voyage... Que l'on comprend, en fait, ce que l'on est vraiment et que l'on se transforme, progresse et change pour devenir soi-même, créant ainsi notre propre histoire...

Enfin et j'en terminerai là, cette petite réflexion méridionale, par dire que la conscience ne peut être « touchée », déterminée du dehors, je le pense. Antelme ou Primo Lévi, à leurs légitimes façons, l'ont admirablement extériorisée, si je puis dire. Et pour la simple raison, que l'âme est unicité, inaliénable et « dasein » pour reprendre Heidegger. Elle est seule « maîtresse » à bord et rien ne peut, « du-dehors étant » venir la détruire, la former comme on le fait des objets et des choses du monde... Quelque conditionnement que ce soit ne peut en venir à bout si elle a la conscience d'elle-même. Pour cela, la condition sine qua non et a posteriori, je le pense, est de « se connaître soi-même ». Les camps nazis ne seront pas, ne seront jamais venus à bout des consciences ce, dans une recherche « subliminale » n'auront finalement que permis à la conscience de faire jour, n'auront pas aliénés les âmes. La liberté ne pouvant être enchaînée que dans ce sens, ce qui tend à démontrer la la validité de la thèse du « sublime » Nietzschéenne ou même heideggérienne dans son sens premier « cri », ci-dessus approchée, mise à nue et déployée. Seule une « mauvaise foi » en conséquence, apparente et évidente, une croyance en somme peut parvenir à convaincre l'esprit « tord » et autre, je ne sais quelque possible faiblesse, en ne prenant pas la pleine mesure de la responsabilité qui incombe pourtant à l'existence de l'homme et non à la nature et autres "étants Heideggériens"                                                                          Amexour, le 16 décembre 2011,

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